Vendredi 12 octobre 2007
kitsuneboombox.jpg

Kitsune Boombox c’est la première compilation mixée de Kitsuné.

C’est aussi la collab entre les soirées Boombox d’Outre Manche et le label français.
Vous ne connaissez pas les soirées Boombox ?
Moi non plus.

Normal c’est un truc hype, ou il n’y a que peoples, freaks et copains qui rentrent. Des gens classes et bien habillés. C’est pour ça que Kitsuné d’ailleurs, parce qu’ils font aussi des fringues.
Ainsi la compile est un peu la BO du genre de soirée que vous voyez photographiées sur Last Night Party ou Cobratruc. Les filles qui montrent leurs seins pour Fluokids et les mecs « avec des looks de ouf ».
D’ailleurs le disque fait l’objet d’une vente exclu chez Colette avant la sortie officielle. Comme ça quand tu habites à Paris tu peux te la péter parce que tu l’as avant tout le monde.
Sur la pochette il y a même un autocollant « acheminé par Eurostar », pour faire genre, parce que bien sûr le sticker est en dessous du cellophane.
Ba ouais fallait pas l’abîmer.

Cessons cette écartade purement jouissive, qui n’est que le reflet du bulletin de presse, pour parler de la musique.

Je me suis toujours demandé quel genre de musique ils passaient dans ces soirées à la con, où les gens sont tellement bourrés et cocaïnés qu’ils n’y font même plus gaffe.
C’est pas si mauvais en fait.
On a affaire à pas mal d’hybrides discoÏdes, ou les vocales tendent à donner une qualité presque acceptable malgré une récurrente obsession à remixer.
Ainsi, Chromeo, Riot In Belgium, Feist, SMD, Headmann, The Glimmers, Rex The Dog et les Digi se succèdent.
C’est tout ?
Oui. Tout ça s’enchaine sans vraie magie, malheureusement, et c’est la faute à Jeremy Bouthier, qui se contente d’exécuter un vulgaire Beatmix.

Pour résumer donc, on a affaire à une compilation avec une bonne playlist, qui aurait pu faire l’objet d’un Kitsuné Maison 5, mais qui a préféré s’égarer sur les chemins de la hype, guidée par le crossfader nullissime de Jeremy.

On fait tous des erreurs.

Oliver Koletzki - Music From The Heart


Chromeo - Fancy Footwork (Guns 'n' Bombs Remix)

par Maxime Gouache
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Jeudi 11 octobre 2007
bodylanguage005.jpg

Depuis la Monza Club de Damian Lazarus, je fais un peu plus attention aux compilations labellisées Get Physical.

Il s’agit ici d’un « Body Language », le je ne sais combientième opus de la série, que je n’ai à vrai dire jamais écoutée, faute d’affinité ou d’ouverture d’esprit, honte à moi. C’est ça le fait d’avoir grandi avec ipod et MP3, on ne prend même plus la peine d‘écouter ne serait ce qu’un morceau en entier, alors une compilation mixée, évidemment…

Heureusement j’ai grandi.

Lorsque j’ai donc le dernier opus en main propre, j’observe la tracklist et mes instincts primaires de jeune con prennent le dessus sur un track intitulé « 116 BPM Beat ».
« Putain c’est lent » me dis-je.

Décidemment…

J’aurais entendu quelqu’un dire ça je l’aurais méprisé du haut de ma bibliothèque iTunes en lui parlant des mixes de Radio Slave et Prins Thomas chez Eskimo.

Ici il s’agit de Château Flight. Si je parle une ligne plus haut d’Eskimo c’est qu’il y a aussi dans cette compilation quelque chose de fraîchement cosmique et discoïde, qui évidemment me plait, et vous plaira peut-être.
Vous le saurez dès le début de la compilation qui annonce vite la couleur avec quelques noms scandinaves imprononçables, Bogdan Irkuk ou Todd Terje, mélangés a des productions maisons des membres de Château Flight (I : Cube, Gilb’R).

On est très vite scotché à ses enceintes, en se demandant quel genre de sonorités bizarres on est en train d’écouter, puis en ne se demandant plus rien au final. Il faut vraiment être con pour chercher à poser des étiquettes partout…
Ah les jeunes.

Moment d’apothéose sur Syncom Data, qui vient fusionner avec un classique de Westbam (toujours vivant), « Monkey Say, Monkey Do », aux percussions percutantes. « Space Warrior » des Smith N Hack est bizarre et génial comme la majorité de leurs productions (achetez le maxi). J’hésite même presque à parler d’italo moroderienne comme sur la feuille de presse, mais il y a des termes qui sont presque sacrés.
Je découvre un peu plus loin un remix complètement dément de Poni Hoax par Château Flight, avant de plonger dans les profondeurs d’Henrik Schwarz, à la « minimal » décidemment transgénique si bien qu’inqualifiable. Le tout finit sur « 3Tempo3 » de Punto, et on a encore l’impression de partir à des kilomètres mais le mix est fini.

Une excellente compilation donc, pour les jeunes comme les vieux.

Soyez curieux en fait.


Smith N Hack - Space Warrior

Henrik Schwarz -  Jimis 2006 (mix 3)

Get Physical Music
Château  Flight
par Maxime Gouache
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Dimanche 16 septembre 2007
kid-acne-romance-aint-dead.jpgKid Acne - Romance Ain't Dead


Trax parlait toujours de The Streets.
Trax découvrent Jamie T, ils comparent à The Streets.
Trax aiment Plan B, ça ressemble à The Streets.

Comment oublier de parler d’un mec avec un nom pareil ?
Kid Acne, qui se veut plus qu’un énième MC British, est apparu dans les années 2000.
Il a déjà réalisé deux excellents albums « Rap Traffic » et « Council Pop », accompagnés d’une flopée de maxis.
Également graphiste, tu as peut-être déjà vu son travail sur quelques covers d’album, dans de jolis livres et sur les murs.

Demain, c’est son nouvel album que tu pourras trouver dans les bacs à disques.
C’est aussi le meilleur.
Kid Acne a eu carte blanche et sert un album qui ne peut plus seulement se classer dans le genre Hip Hop.

Entrée en matière avec « Eddy Fresh » hip hop oldshool en mode rouleau compresseur, puissant comme un Mentos dans une bouteille de Coca.
« Oh no you didn’t » ne vous laissera aucun répit puisqu’il s’agit ici d’un genre de ska punk bien enervé où l'on sent monsieur Acne très impliqué. Headbangin' et pogos bienvenus.
Le rythme se calme. « Don’t pity me » au beat électronique bien heavy, est encore un monstre d’efficacité, et je rêve d’un Modeselektor feat. Kid Acne.
Je te laisse juger de « Roc Roc Radio » clippé plus bas, qui me fait un peu penser à « 99 problems » de Jay-Z (instru des couplets).
Un peu de douceur dans ce monde de brute, ambiance bal amoureux pour « Fcuk All Lately » où Kid Acne conte ses histoires sentimentales.
« 2, 3, Break it »  a un kick bien speed, une grosse guitare saturée et Acne boy. Ça donne un punk couillu, avec des poils, un gros truc bien chanmé qui donne à croire que toute personne ne réagissant pas à ce track est complètement sourde.

Pour le reste, tu trouveras des beats javellisés, crus, simples et efficaces, mais aussi une batterie délurée et un Kid Acne dont l’énergie fait déjà des jaloux parmi les lapins Duracel.

Assurément à posséder.

Kid Acne - Oh No You Didn't
Kid Acne - Worst Luck  
 
par Maxime Gouache
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