Mercredi 30 mai 2007
Justice† (Ed Banger)
Release Date : 11/06/2007
(pop house)
Beaucoup l’attendaient depuis longtemps, certains par envie, d’autres par curiosité, et d’autres encore pour le tailler en morceau. J’aurais plutôt tendance à faire partie du troisième groupe, aussi je m’emploie à rédiger cette chronique avec le plus d’objectivité possible.
J’ai aimé Justice au début, « Never be alone » m’avait marqué mais sans plus, c'est leur premier ep chez Ed Banger qui a retenu toute mon attention. Ca bourrinait et personne n’aimait ça puisqu’à l’époque, la hype, c’était Tiga. Depuis, Justice a gagné les MTV Music Awards en créant un scandale, fait quelques pages dans la presse glossy-underground (Clark et WAD), joué aux 5 ans de la Pannik, et voilà, la French Touch est de retour.
STOP, que pense Justice de tout ça ? Justice se la racontent malgré eux, ce sont des gens très humbles, qui n’ont d’autre ambition que de faire danser les gens. Justice font de la Pop House, assument le fait d’aimer Jean-Michel Jarre et d’apprécier toucher un public de 15 ans… Ils vous le diront eux-même, même si les afficionados hype - issimes, fluos rockers, MDMA addicts, ceux-là même qui arrivent à aimer Uffie quand elle rappe sur des beats de Feadz, vous diront que Ed Banger est Le futur de l’électro, la new french touch, les meilleurs du monde etc… Pourquoi vous disent-ils ça alors ? Parce que Pedro Winter fait bien son travail de promo.
Après cette mise au point, il est tout de suite plus aisé d’être objectif. Considérons donc l’album de Justice pour ce qu’il est et non ce qu’il est censé représenter.
L’album est réussi, il atteint son objectif, pop house. C’est un recueil de tracks pour faire la fête avec ses copains dans l’appart, car Justice en boîte, ce n’est pas évident, comme ils le disent eux-mêmes leurs tracks sont souvent trop lents. Bref, on peut prendre l’apéro sur « Valentine » et se lever en se dandinant verre de Whisky-Coca à la main sur « One Minute To Midnight ». On se dépêchera de finir le verre en question car les choses se gâtent sur « Genesis », on tombe dans l’univers dark-dancefloor-downtempo de Justice, « ça va envoyer du lourd » diront vos alcoolytes de soirée. « Let There Be Light », « Waters Of Nazareth », on se met à danser comme les Hard Rockers et on entame une partie de pogos. « The Party », Justice réussit la prouesse de faire un track correct malgré Uffie qui « rappe », ce que même Feadz et Oizo n’ont jamais pu réussir malgré un grand acharnement. Les phases discoïsantes du track font monter les effets hallucinogènes de l’omelette du dîner, tant mieux, on s’amuse tous à faire les cons sur D.A.N.C.E., DVNO, New Jack, qui nous rappellent nos années Stardust & Superfunk, les bons tubes qui marchent bien sans avoir à attendre 4 minutes. On sent d’ailleurs ici des influences disco chez Justice, très bien insérées dans le contexte. Sur « Stress », deux abrutis commencent à se taper, alors on skippe pour passer à Phantom Part 1 & 2, et tout le monde redevient content avant la fin du « before », ou le choix sera votre de continuer dans cette veine easy-dancing ou de vous attaquer à autre chose.
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V/A
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