Lundi 30 avril 2007
Dominik Eulberg
Heimische Gefilde (Traum Schallplatten)
Tu peux pas test


Dominik Eulberg est l’homme que l’on ne peut plus ignorer. Baigné dans la musique électronique dès sa plus jeune adolescence grâce à l’explosion du genre en Allemagne, il fait le grand plongeon au milieu des années 90 pour produire ses sons, diffusés via Ware, Cocoon et Trapez qui produira un des missiles à dancefloor ibérique de la saison dernière. « Gasthof Zum Statten Bass » fait en effet des ravages à Ibiza, on a pu voir des hectares de forêts de bras se former au break inusable de cette track. Et pourtant, on appelle ça de la minimale, courant musical aujourd’hui boudé par les nouveaux clubbers nu french touch, qui préfèrent oser croire à un renouveau musical du côté « d’Ed Banger et de leurs zinc’ d’Arcade Mode ».
Seulement voilà, Dominik Eulberg, dans un sens, tu peux pas test…
« Heimische Gefilde » présent depuis peu dans les bac à disques de tout bon disquaire (oui, la Fnac peut être considérée comme un bon disquaire, on en reparlera plus tard) est un recueil des meilleurs productions de Dominik, retravaillées au pitch et à la basse, de telle manière à ce que l’on se demande si c’est bien de la minimale que l’on écoute. Chaque track est séparé par un cours en VO (allemand) de Monsieur Eulberg sur la faune des bois teutons (son inspiration), ce qui laissera à peine le temps à l’auditeur d’encaisser le morceau dantesque qu’il vient de se prendre dans les tympans.
Il est dur de parler des morceaux sans écrire un recueil, pensant avoir entendu le manifeste de la musique électronique des années 2000. Dominik Eulberg a un véritable don pour la composition, tous ses sons s’ajoutent se retirent et s’emmêlent à outrance, chaque boucle est particulière et différente de la précédente, tellement la structure des morceaux est complexe mais en même temps si simple. On retiendra « Adler », idéale pour commencer un set, « Björn Borkenkäfer » , « Die Robautchunken Vom Tegernsee » et son break complètement vicieux, qu’on attendait mais qui n’est pas celui qu’on attendait, et qui redémarre à contre mesure, pour déstabiliser l’intégralité du dancefloor. Bien sûr « Gasthof Zum Statten Bass » est compris dans le package, et histoire de vous laisser complètement sur le cul on a le droit à un supplément composé uniquement à l’aide de nos amis les oiseaux, qui arrive même à être groovy.
Si vous n’avez toujours pas compris piquez un sprint vers le disquaire le plus proche pour obtenir l’objet, le télécharger serait dommage vu la qualité sonore des compositions.


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Rave Rabbit de Dominik Eulberg
(l'ami des animaux)
par Mela Gouache
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Dimanche 22 avril 2007
various-artists-ed-rec-vol.2.jpgV/A
Ed Rec Vol.2 (Ed Banger)
Sans réelle surprise


Ed Banger, label hype du moment, estampillé new french touch par la seule présence du manager des Daft Punk à sa tête, sort sa deuxième compilation, la première étant passée inaperçue sauf pour les geeks du label car vendue uniquement via internet… So underground.
Ainsi malgré un mal de crâne persistant me voilà attelé à l’écoute de ce second opus. O joie. Mister Oizo est très bon comme toujours, dommage qu’il soit relégué à l’intro alors qu’il est sans doute le plus talentueux des artistes présents sur cette galette. Je verse une larme pour Fcom, en repensant à la peluche jaune faisant du head bangin’ sur « flat beat » . Uffie m’arrache de cette nostalgie, avec son flow qui ravira certains, mais le track n’est pas suffisamment original pour que l’on ne le confonde immédiatement avec quelques-unes de ses précédentes productions. Justice, duo icône du label, nous livre le track que les Daft Punk auraient fait s’ils étaient coincés chez Ed Banger. Bof, on regrette leur premier EP, bien plus énergique et original. DJ Mehdi ( Ideal J) ex producteur de 113, Mc Solaar ou Assassin , fort d’un background musical très riche nous sert deux tracks vraiment sympas, et on se dit que peut être il pourrait aider Uffie, ça se fait pas. Mister Flash bourrine sur « Disco Dynamite », mais pas encore assez, et sa ritournelle style « let’s do it kitch » n’est pas convaincante. Heureusement, Busy P, Krazy Baldhead et Sebastian montent le niveau très très haut en envoyant tout ce qu’ils ont de basses crades et putes, de sons saturés, en downtempo pour Buzy P et Krazy Baldhead, ce qui rend très bien. On se dit « PUMPITUP » au début du track remix par So Me des Klaxons, mais bon voilà, So Me est avant tout un graphiste, et il aurait bien eu besoin d’un des trois précédemment cités pour créer une bombe atomique. Le track reste bien cependant, mais « peut mieux faire », vous l’aurez compris. Bis pour Feadz, sauf qu’il n’a besoin de personne, il nous a habitué a bien mieux chez Ellen Allien. Vicarious Bliss pour finir, c’est marrant.
Ed Rec volume deux, compilation d’un label surplebiscité, qui séduira moindrement si l’on se détache un peu de l’engouement hype-underground french touch.

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par Mela Gouache
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Dimanche 22 avril 2007
SCRATCH MASSIVE
Time (Chateaurouge/Nocturne)
Le retour, plus puissants, plus dark, plus doués, plus tout (en mieux)



Il y a quatre ans, Scratch Massive sortaient après quelques maxis leur premier album « Enemy & Lovers », qui n’est pas resté inaperçu. Depuis, le groupe se limite à un EP par an, quelques remixes, et une compilation « naked ». On s’est souvent demandé pourquoi si peu, l’ensemble de leurs productions ayant toujours été bien reçues.
C’est alors qu’on nous annonce la préparation d’un nouvel album. Peut-être les quatre ans qui le séparent du premier ont été quatre ans de maturation, afin de satisfaire un public devenu trop exigeant ?
L’album s’ouvre sur « Fake Lesbian », on se dit qu’ils ont mangé du Dahlback, ce qui déçoit un peu puisque ce qui plaisait, c’était leur originalité. Le track reste cependant correct. Viennent ensuite les déjà connu « shinning in my vein » et « girls on top », qui calment tout de suite nos inquiétudes. Le mélange electro-rock de « shinning in my vein » comblera les adeptes du genre, et « girls on top » créera des hectares de forêt de bras, tous clubs confondus, grâce à un riff bourrin vitaminé à la basse. On aborde ensuite un track new-wave assaisonné Warp baptisé « Shadows » sympa, mais vite éclipsé par « soleil noir », qui part sur une mélodie que tout le monde connaît mais ne peut nommer, relayée par des vocales ultra-planantes. Fermez les yeux, vous êtes Ailleurs, et tout va bien.
La suite de l’album est un aller-retour entre tracks violents et apaisés, saucés Scratch Massive, un style dark et oppressant qui fait merveille. Dancefloor moite pour « like you said » aux basses abyssales, reprise risquée mais réussie de The Cure pour «Three Imaginary Boys », ballade mentale sur «Silence », le tout de manière très propre et classieuse, pour un album qui deviendra assurément un classique.


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par Mela Gouache
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